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Le Bilan de Compétences, par ceux qui l'ont vécu

Vous vous demandez comment se passe un bilan de compétences?

 

Vous hésitez avant de franchir le pas?

 

Est ce que c’est fait pour vous?

 

Le témoignage de Mélanie Sauvaget, préparatrice en pharmacie au début du bilan de compétences et aujourd’hui à son compte!  

 

Pouvez vous me parler de votre parcours?

 

17 ans en pharmacie comme préparatrice, jusqu’au burn out, surmenage……sur recommandation je vais voir Elodie Raffeneau, sur mon temps de repos je précise , je fais ce bilan, avec des journées émotionnellement intenses.

 

Le bilan, ça a été facile à accepter? vous connaissiez déjà?

 

J’en avais entendu parler, on m’avait dit que c’était génial,même si ça dépendait de la structure, je n’avais pas imaginé changer de métier, puis j’ai du trouver une solution, donc de tout remettre à plat, Elodie m’avait expliqué la démarche et comment elle travaillait, mais le métier de préparateur pouvait ressortir, c’est ce qui a été dur au départ avec la peur de devoir continuer, et là je voyais pas d’issue si ça avait été le cas.

 

Comment vous l’avez vécu, qu’est ce que ça a changé?

 

Il y’a eu 2 phases, la 1ère très dure, on travaille sur son passé, elle met le doigt où ça fait mal…mais c’est nécessaire, c’est rouvrir une plaie bien désinfectée…

Et un jour j’arrive dans son bureau, je sais ce que je veux, et ce que je veux plus;..et pas seulement ce que je peux faire…non ce que je veux faire, tout est possible et on va voir comment y arriver

 

A quel moment ça évolue?

 

Milieu du 2nd bloc, avec tous les tests, l’effet miroir …et réellement je suis comme ça, les différents métiers qui sont ressortis dont certains farfelus comme gardien de prison….mais oui ça me correspond sous certains aspects…

J’avais quelqu’un qui me comprenait et qui m’aidait à trouver ce que je voulais…même si je n’avais pas encore de projet bien défini

 

Qu’avez vous découvert sur vous même?

 

De l’empathie, en fait je l’ai pas découvert, je l’ai accepté tout comme de pleurer…et de faire des choses pour moi, j’ai du caractère mais il faut que je pense à moi uniquement, le reste en découlera…et à partir de là les choses sont différentes, je découvre que je peux dire non

 

Comment ça a été perçu par votre entourage?

 

Mon mari très bien, plus compliqué pour les autres, préparatrice en pharmacie c’est un métier en or, je gagne bien ma vie, c’est génial, valorisant socialement, un métier sûr, mes parents l’ont mal vécu, mes beaux parents s’interrogeaient sur ce que j’allais faire
2 mois de repos…c’est ce qui m’a été conseillé, et que je n’ai pas du tout fait!

Afin de me poser et me reposer, mes enfants m’ont beaucoup soutenu, et ils ont vu une différence avec la fin du bilan, j’étais plus calme avec eux.

 

Quelles sont les conditions pour qu’un bilan soit réussi?Que faut il mettre en oeuvre?

 

Avoir un bon partenaire, trouver la personne qui nous corresponde, admettre certaines choses et aller chercher au fond de soi, d’accepter ses faiblesses et d’accepter que dans d’autres contextes ce soit une force et d’accepter le changement, d’arrêter de se trouver des excuses…y’a pas d’âge, de situation, quand on veut quelque chose, on peut l’obtenir, il faut travailler dessus

Il faut que ce soit bien sûr réaliste, on me proposait un métier avec 6 ans d’études, avec mes charges c’était pas possible, mais je pouvais quand même étudier la possibilité, ça je peux pas le faire, pour pas avoir de regrets

 

Quels ont été les moments les plus difficiles?

 

La première phase, j’ai dû accepter des choses douloureuses, et j’ai du accepter qu’on me dise des choses et que je les intègre pour pas retomber dans les mêmes travers.

Et accepter aussi de faire des choses compliquées, comme dire non à mon entourage, j’étais débordée et j’acceptais de rendre service même quand je pouvais pas.

Et je me suis rendue compte que je donnais du temps à certaines personnes qui ne me le rendaient pas.
Le bilan a permis de faire du tri.

On prend un individu, c’est un puzzle on casse tout, on recolle dans le bon sens.

 

Quels conseils vous pourriez donner à ceux qui envisagent de faire un bilan?

 

La limite, c’est celle de l’avenir, on est décisionnaire, c’est pas miraculeux, ok on fait un gros travail sur soi, on se focalise sur ce qui fait mal, pour le résoudre, il y’a du travail demandé qu’il faut faire sérieusement, après si on veut rester dans la même galère…

L’accompagnant va nous aider, en nous donnant des contacts par exemple, mais elle a pas de baguette magique non plus…

Dans la vie, on a des gens qui nous aident mais on est maître de son destin…sinon on peut se trouver des excuses tout le temps.

 

Quelle part de travail ça représente en dehors des séances?

 

2 heures/semaines à peu près, hors des temps de rdv, c’est du temps qu’on peut trouver, faut pas se laisser déborder.

Le bilan s’est déroulé entre début janvier, jusqu’à début mai, le projet s’est concrétisé plus vite que prévu, on a pas pu se voir de façon plus rapprochée, 1 fois tous les 15 jours, mais c’est pas plus mal, ça,permet ce recul derrière pour aller fouiller correctement.
Ca m’a aidé, 5 mois c’est pas plus long que ça.

 

A quel moment, il a émergé ce projet?

 

Il a émergé début avril, je quitte mon travail le 30/4, suite à une étape dans le bilan, où je suis passé de 30 métiers à 10, je commençais à fouiller sur des spécificités, j’avais une donnée, c’est d’être le plus autonome possible, cette donnée ressortait de plus en plus, sur ce week end là , je me suis dit, comment être autonome et cadré sur ces métiers qui correspondent, et il fallait qu’il y’ait le côté cohérence, être avec les gens et leur apporter quelque chose.

Je suis allée au forum des franchises à Paris, je cherchais une franchise qui correspondait à mes valeurs, la mienne a mis 72h à me renvoyer les documents, j’ai trouvé ça long car la patience n’est pas dans mes vertus(rires), le soir même j’avais un appel du développeur, ça devait durer 5 minutes et ça a duré 1h30!

Je lui ai expliqué que j’étais en bilan, on s’est eu un jeudi au téléphone, il voulait qu’on se rencontre mais pour moi c’était seulement possible le lundi et en soirée!

Il est venu, il est parti il était 22h30, il a aussi rencontré mon mari, j’ai vu le dossier, ils parlaient clients et non pas seulement chiffre d’affaires.

J’ai besoin de faire les choses droites, de faire ce dont le client a besoin, et cette franchise fonctionne à l’identique.

8 jours après on visite les locaux ensemble et tout s’est vite décanté, sauf que je n’avais pas encore l’aval du pdg de la franchise!

Je voulais que ce soit ouvert mi juillet, sur Luçon il y’a la foire mi août et que ce soit ouvert 1 mois avant pour se faire connaître et j’avais une autre foire à La Roche, ça faisait 3 mois ½ avant le lancement.

 

La création d’entreprise, vous l’aviez envisagé avant le bilan?

 

C’était une piste, on pensait reprendre une entreprise avec mon mari, on savait que financièrement ça serait compliqué, mais on l’avait évoqué, ça nous paraissait accessible

Elodie trouvait ça naturel, y’a que l’entourage qui pensait que c’était risqué…beaucoup de questions…mais faut savoir se prendre par la main, une entreprise ça fonctionne si on calcule bien son truc, faut se donner les moyens, quand on veut quelque chose, c’est faisable.

J’ai visité d’autres centres en Vendée, sur d’autres départements, j’ai pris des garanties autres que la parole du franchiseur

 

Au delà du projet, qu’est ce qui a changé en vous avec ce bilan?

 

Confiance en soi, extrêmement, je me savais capable mais entre savoir et y croire ça fait une différence, voir aussi que je réussis, même si je me remets constamment en cause, de voir que j’ai pu démarrer de zéro malgré des péripéties, de voir que je peux toujours rebondir et surtout que je peux dormir et me sentir bien, parce que je suis dans mon élément.

Y’a une question qu’Elodie m’a posée, et je ne savais pas y répondre, et elle m’a demandé depuis combien de temps je n’avais pas souri…et j’étais incapable de lui répondre, et maintenant je passe pas 1h sans sourire ni rire, je n’en avais pas conscience.

Tout le monde peut faire un bilan, remplir des cases…mais la différence c’est l’accompagnement, j’ai des clientes qui en font et ça me fait doucement rire, je sais qu’il en ressortira rien, les outils on les trouve partout, ce qui fait la différence, c’est l’accompagnement, faire la différence entre ce qu’elle exprime et ce qu’elle veut vraiment, mesurer ses motivations, ce qu’elle est réellement capable de faire…

Peut être passer plus de temps sur une étape, c’est peut être nécessaire…pour moi c’était le passé, comprendre les choix que j’avais faits.

Et si y’a pas ça, on casse pas le puzzle et on le reconstruit ça, je faisais 1h de route, mais ça jamais été une peine, je me demandais par contre ce qu’elle allait me faire…je savais que ça pouvait être douloureux….

 

Comment on s’y prépare?

 

On sait que ça va faire mal, on sait que c’est plus possible, la situation actuelle était plus viable, il fallait une issue, mon boulot était nocif, c’était un soldat à la guerre, il faut sauver sa peau.

Il faut se faire mal, nettoyer la plaie en profondeur, après c’est du bonheur, une énergie retrouvée, en septembre ma grande m’a dit c’est super, tu souris, t’es avec nous, tu travailles plus mais t’es plus disponible

Y’a une chose que je m’étais promise: prendre du temps pour mes enfants…alors que je suis une accro au travail, j’ai décrété que j’allais désormais prendre mes mercredis et samedi après midi, c’est du temps pour eux, en contrepartie je fais des grosses journées.

Je suis avec eux, le lundi de Pâques , j’étais avec eux, on fait des parties de Monopoly, à côté de ça, quand mon portable sonne, ils connaissent la sonnerie, ils me disent y’a un client qui a besoin de toi..mais quand je suis avec eux , je suis avec eux, je peux aller les voir au foot et voir les compets de twirling et je peux aussi sortir avec le copains

 

Qu’est ce que vous avez gardé du bilan de compétences dans votre projet actuel?

 

Tout..s’accepter, accepter de pleurer, si on pleure c’est pas qu’on est fragile, faut lâcher, d’accepter de dire non, de penser à moi et de voir le côté positif, toujours penser d’où je viens, depuis septembre 2017 et que je comprends que je fais un burn out et que ça peut pas durer…et Elodie me confirme que c’est plus possible…

 

Comment on fait le deuil?

 

C’est pas un deuil, c’est se dire, j’étais, je sais ce que c’est et je veux pas y retourner et de profiter de l’instant, on voir où ça nous mène et au moins on aura essayé, on préserve son entourage mais se mettre des coups de pied aux fesses

 

Comment vous regardez les peurs rétrospectivement?

 

Ma peur, c’était le regard des autres, celui de mes parents notamment, de vouloir faire plaisir et d’être toujours la bonne élève.
Je veux que mes enfants soient bien, et que mon mari ait une femme à ses côtés et non pas un zombie…et mes décisions nous concernent, mes enfants et mon mari…

J’ai essuyé beaucoup de critiques…Elodie, Alexandra et mon mari y croyaient, mais j’assume parce que je vais bien, et dans tous les cas même si ça dure pas c’est positif; j’ai rencontré mes clients et d’avoir pu les aider, émotionnellement parlant, dans le regard des autres, de leur apporter du bien être, chaque client est un défi, je ressens ce qu’Elodie me disait, “quand vous passerez le pas de la porte, y’aura quelque chose de changé”

Oui quand on veut, il y’a des grains de sable mais faut y’aller

 

Quel message?

 

Affrontez…c’est dur, mais seule on y’ arrive pas…on trouve pas l’issue, au fond du trou on regarde en bas, il faut accepter d’avoir besoin d’aide et de se prendre par la main et venir dire, j’ai besoin de vous, d’accepter ses faiblesses, le plus dur c’est de franchir le pas de la porte, travailler mais on s’en sort, en 6 mois, c’est comme une opération, y’a une rééducation ensuite…mais putain qu’est ce que c’est bon, une renaissance….mordre à nouveau la vie à pleines dents…il faut payer ses traites…ok…mais faut trouver du plaisir, et tout le reste suit et en parler avec passion

 

Prochaines étapes?

 

M’amuser, aider mes clients à atteindre mes objectifs, prendre des vacances avec mes enfants, en allant plus loin que Disneyland, faire plus d’heures, je suis pas prête à prendre un salarié…je suis trop exigeante

 

Quelles sont vos valeurs?

 

Avec moi, de pas arnaquer les gens, on est dans une société de consommation, d’apporter ce dont ils ont besoin, pas leur faire croire qu’ils ont besoin de plus
après c’est venir au travail bien, pas faire ressentir le stress, les chiffres c’est les chiffres et basta, quand l’énergie va, tout va, bien dans sa tête bien dans son corps

n’ayez pas peur, ne subissez plus votre avenir, se remettre en question et se faire mal.